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AUVERS-SUR-OISE

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95430, canton de la vallée du Sausseron

Altitude : 28 m.

Population : 1 559 hab. en 1790 avec Butry, 6 820 hab. en 1999, 7 036 en 2013.

Étymologie : Alvernis en 861, nom tiré soit du patronyme gaulois Arvernus, soit des deux mots are (devant) et vern (aulne).

 

Située sur la rive droite de l’Oise, la terre d’Auvers appartenait aux comtes du Vexin dont le roi Philippe Ier hérita à la fin du XIe siècle. Il entra ainsi en possession du manoir d’Auvers, dans lequel, la reine Adelaïde (ou Alix) de Savoie, épouse de Louis VI le Gros, se retira en 1137, après la mort de son mari.

Le village d’Auvers-sur-Oise doit sa renommée internationale à Vincent van Gogh et aux nombreux artistes de la période impressionniste qui vinrent y peindre. C’est en fait, le seul lieu au monde où subsistent, facilement reconnaissables, la plupart des sites immortalisés par Vincent van Gogh.

Église (M. H.) : si belle quand on s’en approche à partir de Méry, sur l’autre rive de l’Oise, la célèbre Église d’Auvers peinte par Vincent au début de juin 1890 a été bâtie sur un promontoire et placée sous le vocable de Notre-Dame. On y accède par une terrasse (à l’est de laquelle le peintre plaça son chevalet) ou par un merveilleux escalier qui conduit au grand portail achevé aux environs de 1225. Il semble que toute la partie orientale de l’église – et non seulement l’absidiole nichée dans le bras nord du transept – soit de structure romane et d’élévation de style «gothique initial». La nef (début du XIIIe siècle), voûtée d’arêtes, repose sur de gros piliers à chapiteaux ornés. Le clocher à tour carrée édifiée à la croisée du transept (XIIe siècle) est éclairé de baies encadrées de colonnettes. Il est coiffé en bâtière. L’église a été restaurée au XVIe, puis au XIXe siècle.

Tour Adélaide (XIIIe siècle) : au nord de l’église, vestiges de l’ancien manoir royal.

Château (M. H.) : situé au pied de la côte d’Hérouville, à deux cents mètres à gauche de la place de la mairie, le château d’Auvers a été acheté et remis en valeur par le département du Val-d’Oise, qui y a aménagé un espace culturel consacré au temps des impressionnistes, (ouvert toute l’année, sauf le lundi). Il fut construit en 1632 pour un riche banquier italien, Zanobi Lioni, venu en France dans le sillage de Marie de Médicis. Il appartint ensuite à Jean de Leyrit (ou Lery), puis au prince Louis-François de Bourbon-Conti qui le fit remanier. C’est une grande demeure rectangulaire flanquée de pavillons d’angle. De la terrasse qui, par des escaliers, mène à une orangerie, la vue très panoramique et très boisée est particulièrement harmonieuse. Dans le parc, une grotte tapissée de coquillages et datant probablement du XVIIe siècle porte le chiffre du prince de Conti.

Maison-atelier de Daubigny : construite vers 1860 et décorée par le peintre, qui y mourut en 1878, elle est ouverte, à partir de Pâques, tous les après-midis, sauf le lundi. Voir aussi le musée Daubigny, rue de la Sansonne.

Auberge Ravoux (ouverte en hiver, du jeudi au dimanche, en été tous les jours) : située place de la Mairie, elle a retrouvé extérieurement et intérieurement l’aspect qui était le sien quand, le 21 mai 1890, un certain Vincent van Gogh y prit pension. I1 y vécut deux mois avant d’y mourir le 29 juillet après s’être tiré une balle dans la poitrine. Avec sa salle de restaurant, son escalier menant à la «chambre de Vincent» et à celle d’Anton Hirschig, son compagnon des derniers jours, avec sa librairie et sa salle d’audiovisuel, l’Auberge Ravoux est un lieu de rencontre et d’intense émotion. Pour d’évidentes raisons d’accueil dans un établissement très petit, une guinguette a été installée dans la cour.

Musée de l’Absinthe (44, rue Callé).

Village : le «Chemin des peintres» qui sinue au long de la colline depuis Pontoise jusqu’à Cordeville est demeuré dans son atmosphère et son décor souvent très proche de ce qu’il était au XIXe siècle. Des panneaux placés par l’association «La Mémoire des lieux» indiquent les sites exacts d’une vingtaine de tableaux de Van Gogh, Cézanne, Daubigny et Pissarro.

Le pèlerinage d’Auvers aboutit pour tous au cimetière où les deux tombes jumelles de Vincent et de Théo van Gogh disparaissent sous le lierre. Les bords d’Oise tellement aimés par Daubigny et ses amis pré-impressionnistes ont été aménagés en promenade à partir du pont qui sépare Auvers-sur-Oise de Méry-sur-Oise. On peut voir une émouvante statue de Van Gogh par Zadkine dans le parc Van Gogh, rue du général de Gaulle, près de la place de la Mairie.

Personnages célèbres : pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle, et jusqu’à aujourd’hui, de très nombreux artistes se sont retrouvés à Auvers pour y travailler et pour y vivre. Charles-François Daubigny s’y installa plusieurs mois par an à partir de 1860. Lui, son ami Corot et le docteur Gachet attirèrent une foule de jeunes peintres passionnés d’apprendre d’eux les secrets de la peinture au plein air. Parmi eux Berthe Morisot. Jules Dupré et le grand Daumier étaient proches. En deux ans de travail acharné et dans un va-et-vient incessant entre la maison de Daubigny, celle du docteur Gachet et celle de Pissarro à Pontoise, Cézanne, installé à Auvers avec femme et enfant, Pissarro, Guillaumin et leurs camarades préparèrent la première et fameuse exposition «impressionniste» de 1874.

De mai à juillet 1890 Vincent van Gogh y réalise dans l’enthousiasme soixante-dix-huit toiles dont quelques-uns de ses chefs-d’œuvre, avant de s’y suicider et de mourir le 29 juillet.

En trois générations, les peintres d’Auvers se libérèrent des contraintes de 1’époque classique et préparèrent les explosions modernes du fauvisme, du cubisme et de l’abstraction.

Curiosité : François Villon passe pour être né à Auvers à cause d’un vers mal transcrit :

«Je suis François, ce dont me poise natif d’Auvers emprès Pontoise», (au lieu de «né à Paris emprès Pontoise»)

Hameaux: la longueur d’Auvers (7 kilomètres) a favorisé le maintien des appellations des différents hameaux.

Le Valhermeil : à travers la vieille «rue du Valhermeil», la vallée remonte d’une manière pittoresque jusqu’aux paysages des Plaines de Vincent van Gogh. Le long du coteau, ruines de la chapelle Saint-Nicolas (M. H. du XIIIe siècle), dernier vestige d’une maladrerie.

Chaponval : une succession de rues parallèles conduisent de la colline jusqu’à la rivière d’Oise. Des tableaux célèbres marquent le croisement de la rue du Gré, de la rue de Four, de la rue Rémy avec le «Chemin des peintres» : «Chaumes du Gré à Chaponval» (Vincent van Gogh). «La Maison du pendu» (Cézanne) en haut de la rue de Four (hélas ! complètement défigurée). Près du carrefour de la rue Rémy s’élève la maison du docteur Gachet et de ses enfants qui donnèrent au Louvre leur magnifique collection. Le poète Eustache Deschamps (1346-1406) fut seigneur de Chaponval. «Honneur, amour, courtoisie, pitié, largesse est périe. Mais convoistise est en haut. »

Les Vallées : la maison de Daubigny entièrement décorée par le peintre, ses enfants, ses amis (fresques de Corot dans l’atelier-chambre de Cécile) a été restaurée par ses descendants et ouverte au public en 1990.

Le Montcel : la maison Rajon a été transformée en ateliers d’artistes (salle d’exposition) et rebaptisée cité Vincent van Gogh.

Cordeville : à la limite de Butry.

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