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CHAUMONT-EN-VEXIN

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60240, chef-lieu de canton

Altitude : 69 m.

Population : 989 hab. en 1790, dont 169 à Laillerie, 3 078 hab. en 1999, 3 178 hab. en 2013.

Étymologie : Castrum calvi montis en 1112, du pré-indo-européen Kal (hauteur dénudée) et du latin mons (montagne).

 

La ville de Chaumont construite au pied d’une butte sur la rive gauche de la Troësne, était chef-lieu d’un bailliage et d’une élection.

 

Église (M. H.) : placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste, l’église de Chaumont fut édifiée au début du XVIe siècle. Commencée dans le style gothique flamboyant, elle sera terminée en style Renaissance. Elle fut consacrée en février 1554 par Etienne Paris, évêque titulaire d’Avlona.

Construite sur un plan cruciforme, elle se compose d’un chœur avec déambulatoire, d’un transept assez court et peu saillant, et d’une nef de faible dimension flanquée de bas-côtés. Les voûtes réticulées sont couvertes de rinceaux et d’arabesques de fleurs et de feuillages.

Extérieurement le chœur et la nef sont surmontés de galeries à balustres flamboyants délicatement sculptés. Le tympan du portail a été ajouté vers 1560; il n’a pas de style bien défini, car l’arcade en tiers-point est festonnée d’une dentelle de pierre, alors que l’arc extérieur est formé d’une suite de niches avec socles et dais ajourés qui abritent huit statuettes ci d’apôtres.

La tour, de ligne assez sobre, couronnée d’une plateforme à balustres, est attribuée à Jean Grappin; elle date du règne d’Henri II; elle porte les armes de France.

Les cloches sont de 1547 et de 1780.

Parmi les éléments de vitraux anciens, l’un, représentant la décollation de saint Jean-Baptiste, porte la date de 1547.

 

Château : un premier château, certainement en bois, fut construit au IXe siècle pour préserver le pays des invasions normandes. Lui succéda un château en pierre, qui fut pris à deux reprises par les Anglais au XIIe siècle. En 1167, Henri II Plantagenet détruisit la ville de fond en comble; elle fut reconstruite en contrebas, à son emplacement actuel. Les dix tours de l’ancienne enceinte furent rasées en 1795. Du vieux château ne subsistent que les ruines du donjon, dit Tour du Bègue.

En 1845, une chapelle fut élevée sur les ruines, pour servir de mausolée à la famille de Chaumont-Quitry.

Prieurés et couvents : il y avait jadis à Chaumont trois prieurés et trois couvents:

– Prieuré Saint-Pierre de Chaumont, dans l’enceinte du château, relevant de l’abbaye de Saint-Denis.

– Prieuré bénédictin de Saint-Martin-d’Aix, fondé en 1180, dépendant de l’abbaye de Saint-Martin de Pontoise.

– Prieuré bénédictin de Notre-Dame de Laillerie, fondée en 1120, détruit en 1780, dépendant de l’abbaye de Saint-Germer de Fly.

– Couvent de Sainte-Elisabeth (religieuses du Tiers Ordre de Saint-François).

– Couvent de religieux Trinitaires au hameau du Caillouet.

– Couvent des Récollets (Franciscains), venus en 1637 du hameau de Sainte-Marguerite (Trie-Château). Dans ce couvent s’est réunie en mars 1788 l’Assemblée des Trois Ordres de bailliages de Chaumont et Magny. Aujourd’hui la mairie y est installée.

 

Curiosité : au cimetière, tombe d’Amédée-Pierre-Laurent de Joubert (1791-1876), dernier descendant de Laurent de Joubert, médecin de François l°, avec monument élevé à sa mémoire par Héron de Villefosse, membre de l’Institut, conservateur des Antiquités grecques et romaines du Louvre.

 

Hameaux : Bertichères (du nom germanique Behrtric, avec le suffixe iacas), ancienne demeure des comtes de Chaumont, aujourd’hui convertie en country-club. Il ne reste de l’ancien manoir qu’une tour du XIVe siècle dont l’intérieur conserve une pièce voûtée sur croisée d’ogives avec pendentif sculpté. Le château fut reconstruit au XVIIe siècle pour Monsieur, frère du roi, puis devint la propriété des Conti. le dernier prince de Conti le revendit en 1781 à André-Jacques-Louis du Pille. Il fut converti en prison pendant la Révolution.

Dans le parc, chapelle Saint-Eutrope (XIIe siècle), ancien lieu de pèlerinage : la fontaine Saint-Eutrope passait pour guérir les fièvres.

 

Faubourg de Laillerie : c’est une ancienne paroisse. La chapelle, reste de l’ancienne église paroissiale et priorale dépendant de l’abbaye de Saint-Germer, date en partie du XIIIe siècle; elle fut restaurée en 1823 par Jacques Auguste du Pille. Cloche de 1799, fondue par D. C. Herbst à Copenhague. Près de l’entrée, vestiges d’arcades romanes et «gisant» d’un chevalier. Il y avait jadis à Laillerie une léproserie (fondée en 1281); elle fut réunie à l’hôtel-Dieu de Gisors en 1697. L’hospice, fondé en 1861, fonctionne toujours comme maison de retraite. Un petit cimetière privé contient les sépultures de la famille du Pille et celle de Catherine de Mauléon, religieuse de l’abbaye de l’Eau († 1797) et de Charles Baclé, prêtre († l778).

 

Le Grand Rebetz (des mots germaniques raus, roseau et baki, ruisseau). Ce hameau a été dénommé en 1794 «hameau de la Fraternité ». Ancien château, reconstruit à la fin du XVIe siècle par le cardinal de Pellevé et démoli en partie en 1795. Il n’en subsiste qu’une tour, des pavillons à bossages dans la cour d’honneur; et dans la ferme voisine, une grange du XVe siècle.

 

Le Petit Rebetz, Saint-Brice (ancienne paroisse, aujourd’hui ferme), le Caillouet (ancien couvent de Trinitaires), le Moulin Baudet, le Jard, le lotissement des Ifs.

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